Du 26 au 30 septembre 2024 – Virée en solo – Dodécanèse_3

 

 

 

 

 

26/09 – 29/09

 

 

Le temps est calme au départ d’Amorgos.

 

 

Je rejoins à voile et moteur un mouillage pour la nuit dans la baie de Livadi de l’île Schinoussa, puis après une escale dans la rade de Marmara à Paros, je me mets à l’abri à Naoussa, au nord de Paros.

 

 

 

 

 

Ce dernier bout de mer pour virer le nord de Paros est musclé, heureusement au portant, dans un Meltemi établi à 20 nœuds.

 

 

 

 

 

 

Le calme de l’immense baie de Naoussa nous accueille, ma bonne barque et moi.

 

 

 

 

 

 

Et plus tard en soirée, je fais une pause méritée chez Karina, petite taverna à l’écart du bling-bling du centre ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

30/09

 

 

J’ai bouclé mon périple en solo. J’ai repositionné Amarante de Naoussa à Paroikia, mon port d’attache dans les Cyclades.

 

 

 

 

 

 

Demain, Mérou Patate   qu’Amarante connait déjà, me rejoint pour une semaine.

Nous ramènerons ensemble Amarante à Kilada.

 

 

J’ai fait 400 milles en solo en un mois environ. Je n’ai pas ressenti une minute d’ennui/

 

Vivre à bord en solitaire, c’est facile. C’est une question de rythme et d’état de veille.

Déjà, le simple fait d’être à Bord remplit une partie de sa propre attention.

Un bateau, c’est une petite usine.

On déplace un engin de 16 tonnes dans des conditions aléatoires : météo, proximité d’usagers potentiellement dangereux, de professionnels prioritaires, contrôle des voiles.

Il s’use, produit et consomme de l’énergie et produit des déchets. C’est un ensemble vivant, qui possède ses instruments de mesure et produit des informations : bruits, températures, odeurs.

Quel capitaine n’a pas été alerté, voire réveillé par un changement de bruit ou de rythme, presque indécelable ?

 

Il y a aussi le rythme de vie du Bord :  pour ce qui me concerne, au mouillage : lever le matin à 7h30/8h00, tour du navire, puis nage 200 mètres, sport, douche et petit déjeuner. Pendant ce temps, démarrage du groupe électrogène, si les batteries sont trop basses en charge.

Ensuite : météo puis programme de journée. Entretien du bateau, sortie à terre (visite ou avitaillement), et/ou décision de rester ou de partir vers la prochaine destination.

La cuisine est un moment important à bord : midi et soir. Il arrive de manger un sandwich/bières quand nécessaire, mais le repas assis, avec ses atours (apéro et café) est un élément essentiel du confort à bord.

Voilà déjà 14/16 heures bien occupées en comptant le sommeil.

Il y a du temps de reste pour apprécier : sieste, café, baignades, lecture ou guitare et bien sûr le contact quotidien avec les Proches complète cet emploi du temps chargé.

 

C’est aussi un grand plaisir de partager et transmettre ces moments intenses de navigation et de vie à Bord.

 

 

Au mouillage à Paros, le 30 septembre 2024

 

 

Caposud

 

 

 

 

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